Damien Castera rejoint la Société des Explorateurs Français

Soyons honnêtes, nous suivons les aventures de Damien Castera depuis de nombreuses années, fascinés par son goût pour l’aventure et les voyages capables de bouleverser une vie.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée à la rencontre des hommes-fleurs de Siberut, puis des hommes-crocodiles du fleuve Sepik, en Alaska entre océan et montagnes, à travers les dunes de sable de Namibie à la recherche de Skeleton, la plus longue gauche du monde, Damien a posé les pieds sur de nombreux territoires sauvages. Au fil des années, il a su mettre au coeur de sa démarche une quête d’authenticité. En surf, en ski, en canoë, à cheval ou à pieds, avec Damien, le monde est à portée.

Aujourd’hui, Damien Castera fait désormais officiellement partie de la prestigieuse Société des Explorateurs Français, et devient ainsi le premier surfeur à rejoindre cette institution fondée par les plus grands aventuriers et écrivains-voyageurs du 20ème siècle.

Texte : Damien Castera.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fasciné par les grandes épopées d’aventure. Celles des voyageurs au long cours qui explorent les vastes monts et les mers lointaines, l’espace, ou le coeur des hommes. Enfant, je me suis nourri de tous les récits d’expéditions qui me passaient sous la main, des missions polaires de Paul-Emile Victor à l’aéropostale de St Exupéry. Plus que le défi physique et le courage face au danger, j’étais épris de cette soif de liberté pour laquelle les aventuriers étaient prêts à courir tous les risques. Derrière les motivations scientifiques, géopolitiques ou sportives, je voyais dans ces grands voyages une manière infaillible de sucer la moelle de l’existence.

Des années plus tard, je suis devenu surfeur professionnel. Je pouvais ainsi vivre de ma passion et passer la plupart de mon temps dans l’océan. Mais si la compétition fut pour moi une chance de voyager, elle m’apparut alors bien limitée en termes de découvertes et d’aventures. Aussi décidais-je à vingt ans, une fois la saison des compétitions terminée, de prendre la clé des champs et de traverser une partie de l’Amérique du Sud en stop et en bus, depuis la frontière colombienne jusqu’à La paz en Bolivie. Coup de coeur immédiat pour cette “lenteur” du voyage qui permet de saisir la substance des choses, de construire les relations, de lire l’oeuvre des anciens et d’écrire le roman de sa propre vie.

Fin 2011, je mets un terme à ma carrière de compétiteur pour me consacrer au voyage d’aventure. L’Alaska, la Namibie, la Papouasie, la Patagonie sont devenus mes nouvelles terres d’accueil. Le but étant de découvrir des vagues inexplorées et de réconcilier le surf avec l’esprit d’aventure. Bivouac, marche à pied, pêche, rencontres, le surf n’est plus une finalité, il devient un prétexte, une récompense. Dans cette optique, l’écriture et la réalisation de films me permettent de témoigner, sur papier ou pellicule, de cette rencontre passionnée avec le monde.

Aujourd’hui est un grand jour pour moi, car je deviens le premier surfeur à rejoindre la Société des Explorateurs Français.

« D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fasciné par les grandes épopées d’aventure. Celles des voyageurs au long cours qui explorent les vastes monts et les mers lointaines, l’espace, ou le coeur des hommes. » 
« On dit qu’il est des hommes qui vous inspirent et vous nourrissent. Patrice Franceschi et Sylvain Tesson en sont, ainsi que tant d’autres, jouant un rôle fondamental dans les perceptions physiques, politiques et poétiques que je me fais de l’aventure. » 

Nombre de figures illustres de l’aventure ont enrichi de leurs noms cette liste des membres de la société des explorateurs français : Théodore Monod,Paul-Émile Victor, Alexandra David-Neel, Jacques-Yves COUSTEAU, Maurice HERZOG, Henri DE MONFREID, pour ne citer qu’eux. Aujourd’hui, au sein de cette institution se côtoient scientifiques, écrivains-voyageurs, journalistes, aventuriers, photographes, réalisateurs ou diplomates, sportifs et maintenant surfeurs. Comme l’a écrit Stephane Dugast, le secrétaire général de la SEF : “ce sont souvent des hommes et des femmes au caractère bien trempé, trait courant chez ceux qui aiment cultiver la créativité, l’imagination et la capacité au rêve, et ce, quels que soient leur âge, leur parcours ou leurs origines. Tous montrent ainsi que l’esprit d’aventure reste bien vivant en ce début de troisième millénaire, dans une société qui refuse de plus en plus souvent la notion de risque.”

On dit qu’il est des hommes qui vous inspirent et vous nourrissent. Patrice Franceschi et Sylvain Tesson en sont, ainsi que tant d’autres, jouant un rôle fondamental dans les perceptions physiques, politiques et poétiques que je me fais de l’aventure. Aussi, suis-je extrêmement honoré, de pouvoir ajouter aujourd’hui mon nom à cette famille “extra-ordinaire”.

Un grand merci à Catherine Domain et Stéphane Dugast pour leur aide et leur amitié.

Redécouvrez les récits d’aventures et conseils de lecture de Damien Castera sur le Journal Relief.

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